Juin/juillet 2020 :  Fougerolles (Récoltes & tournage)

septembre/octobre 2020 : Val d'Ajol (Evènements)

Le fruit est l'amour de l'arbre qu'on bénéficie de la nature. Mais j'ai vu un autre type d'amour pendant la récolte de cerise chez les gens qui travaillent dans le verger, dans leur ateliers. Je ne sais pas comment expliquer ça avec les mots, mais j'ai senti quelque chose de très fort, émouvant, de grande beauté chez eux. Le ciel bleu, la chaleur, le dévouement les mains bleues (teintées de cerise noire) et les sourires en sueur.



Quand il s'agit de vivre économiquement avec l'activité agricole seule, il faut de la quantité malgré tout. Même si  on peut dire que la distillation, est quelque chose d'"en plus", cela ne change pas le fait qu'on doit gérer la production et la transformation de la grande quantité de fruits. Cela demande une sacré organisation qui mériterait mieux. Ce n'est donc pas une affaire facile (ce n'est pas un gâteau de riz comme on dit), cela demande toujours l'engagement physique de plusieurs mains et pieds. Tout seul, on ne peut pas faire grande chose, il faut être à fond et ensemble.



Pour la récolte de cerises, ils utilisent 'la secoueuse', un embout qui s'attache au tracteur pour saisir l'arbre et secouer brièvement. Cette opération fait tomber les fruits comme l'orage sur la grande bâche qu'ils roulent vers une sorte de chaîne de tri à roue. Là, il faut plusieurs personnes pour tirer la bâche (3-4 personnes) et trier les 'impuretés" des cerises tombées. C'est beaucoup de travail en famille ou en entraide entre les copains/voisins qui permet de récolter en quelquesjours parce que les cerises ne se gardent pas longtemps, même sur les arbres, si on y arrive ça part directement dans le fût de fermentation. Le grand moment rituel — les arbres et les gens sont secouées ensemble. D'ailleurs, chez Olivier, on m'a carrément jeté dans le palox de cerise comme on fait à la mer avec les copains, en me disant que c'était pour la teinture naturelle de cerise !